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04/09/2017

Vers l'avenue Clays

Le rendez-vous était donné à la place Dailly pour une promenade guidée de PatriS « Autour de l’avenue Clays » (20 août). Que de choses à voir quand on va à pied ! La caserne Dailly a été construite à la fin du XIXe siècle à l’emplacement du Tir National quand celui-ci a été transféré au boulevard Reyers ; elle est aujourd’hui reconvertie en logements et commerces.

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Vue de la place Dailly à Schaerbeek

Pour découvrir ce quartier qui conserve bien des traces du Schaerbeek 1900 et où ont vécu beaucoup d’artistes, nous avons d’abord suivi Yves Jacqmin vers la rue Thomas Vinçotte, d’après un sculpteur renommé sous le règne de Léopold II (un roi dont on reparle en cette période de contestation des statues politiquement incorrectes).

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Thomas Vinçotte, statue équestre de Léopold II (place du Trône à Ixelles)

La rue s’appelait à lorigine rue de la Consolation (celle-ci prolonge encore l’avenue Clays), notre guide nous explique pourquoi : elle descendait vers un étang avec une roselière, en flamand « ter Roost » (près des roseaux), appellation contractée avec le temps en « Trooststraat » (traduit littéralement du néerlandais en rue de la « consolation », ce qui n’avait rien à voir) !

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Carte du quartier visité © Microsoft 2017

Vers la droite, la rue Léon Mignon et la rue Artan portent le nom d’artistes célèbres : un sculpteur liégeois qui s’est installé à Schaerbeek – beaucoup d’autres sculpteurs y ont travaillé durant la seconde moitié du XIXe siècle – et un grand peintre de marines fasciné par la mer du Nord.

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Arrêt en face du 68 de la rue Vinçotte, pour deux raisons : la grille actuelle cache un intérieur d’îlot où se trouvait la boulangerie de l’Union économique, ancienne coopérative connue de tous les Bruxellois. Vous avez peut-être reconnu le « R » du Rideau de Bruxelles ? La plus ancienne compagnie théâtrale belge, qui nous a offert de si riches saisons au Palais des Beaux-Arts, en a été chassée en 2011 et abrite ici ses bureaux administratifs (on attend la rénovation complète de son futur théâtre à Ixelles).

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Maison-atelier de Georges L. de Saint-Cyr à Schaerbeek

Voici une maison d’artiste de style éclectique, au 42, construite en 1885 pour Georges Leonard de Saint-Cyr (les amateurs d’art nouveau connaissent son autre maison, au square Ambiorix, due à Gustave Strauven). Yves Jacqmin a eu la bonne idée d’apporter de belles reproductions pour nous montrer des œuvres de ce peintre de genre : Madame boude, au milieu d’un « bric-à-brac bourgeois » de style Napoléon III (ci-dessous) et Sur la terrasse – une technique irréprochable.

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Georges de Saint-Cyr, Madame boude (Source Sothebys)

Georges Saint-Cyr était aussi grand propriétaire terrien, il possédait la moitié des terrains à l’arrière sur lesquels on tracera l’avenue Clays, alors exploitation agricole en intérieur d’îlot, avec des serres. Schaerbeek, ne l’oublions pas, était un village « jadis peuplé de nombreux fermiers et maraîchers qui vendaient leurs produits au marché de Bruxelles ».

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Herman Richir, Mlle Germaine Le Blon, 1908

Au 44 a vécu un autre peintre, connu et reconnu à son époque comme aujourd’hui, Herman Richir. Il avait racheté le 42 dont la frise se prolonge au 44 sur la façade de 1909. Elève puis professeur et directeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Richir était un portraitiste recherché des grandes dames, il a surtout peint des femmes, habillées ou nues.

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Home de Latour, rue Vinçotte, Schaerbeek  © SPRB-DMS

Sur le grand terrain du 36, le home communal Albert de Latour a pris la place d’une grande maison classique, dotée d’un parc en partie préservé. Le bâtiment actuel en U (1992) est dû à Jean-Pierre Reynders (frère de l’actuel vice-premier et ministre des Affaires étrangères). Une maison de repos chats admis, ai-je découvert sur son site !

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L’art nouveau s’illustre encore au numéro 15 (ci-dessus), une maison d’architecte (Fernand Ponsart) avec loggia, mêlé à des éléments pittoresques au premier étage. Le 11 a conservé les belles consoles de ses corniches 1900. Juste en face, une grille (ci-dessous) laisse mieux apercevoir l’intérieur d’îlot où se trouvaient l’ancienne boulangerie de l’Union économique et des bâtiments agricoles du XIXe siècle.

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Au début de la rue Fuss, nous admirons une autre façade art nouveau au 21, avec des menuiseries d’origine « à petits-bois » et des éléments décoratifs sculptés dans la pierre bleue, avant de nous diriger par la rue de la Consolation vers la rue Van Hasselt où nous attendent de belles surprises, à la lisière de Saint-Josse-ten-Noode, la commune voisine, qui partage certaines artères avec Schaerbeek.

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A gauche : dernière maison de Marcel Mariën / A droite : maison Devalck (rue André Van Hasselt, Schaerbeek)

La première est la dernière maison de Marcel Mariën, écrivain surréaliste et artiste polyvalent, ami de Magritte, au 39 (elle porte une plaque). La seconde est spectaculaire, de l’autre côté dans l’angle obtus, au 32 : cette façade porte sans doute les plus vitraux art nouveau conservés à Bruxelles, dont ce héron dans un décor aquatique, attribués à Raphaël Evaldre. L’architecte Gaspard Devalck a conçu les maisons du 24 au 34 en enfilade, un bel ensemble cohérent.

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Vue générale de l'avenue Clays, côté pair

Et l’avenue Clays, me direz-vous ? On y arrive, dans cette avenue tracée en 1899 sur deux grandes propriétés, celle de Saint-Cyr et celle d’une veuve. Une avenue « très attachante », dit le guide, par son unité d’ensemble qui mérite d’être protégée, une des rares à Schaerbeek à avoir conservé ses jardinets et leurs grilles devant des maisons en recul (comme l’avenue Demolder ou l’avenue Eekhoud).

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Immeuble de style paquebot à l'angle arrondi de l'avenue Clays et de la rue Alexandre Markelbach (Henri Verwacht, 1934), Schaerbeek

Elle porte le nom d’un peintre de marines, Paul Jean Clays, réputé auprès des amateurs d’une tradition de qualité dans le dessin des bateaux. Son entrée est marquée par un bel immeuble plus récent de style paquebot (1934) dû à Henri Verwacht, près d’une maison moderne de 1954 avec une grande baie vitrée (bien visible sur la première vue générale ci-dessus).

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Quelques façades de l'avenue Clays, côté pair

Dans l’avenue Clays, on trouve souvent plusieurs maisons conçues par le même architecte, dans ces styles qui se côtoient à Schaerbeek dans un bel esprit d’éclectisme : Art nouveau, style pittoresque, style Beaux-Arts, Art Déco.

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Quelques façades de l'avenue Clays, côté impair

Je ne peux que vous encourager à y flâner un jour – je compte bien y retourner pour la regarder plus à l’aise et peut-être goûter à la cuisine portugaise de la brasserie à l’angle de la rue Léon Mignon – et à y admirer ici des sgraffites, là des ferronneries ouvragées, ou bien des maisons jumelles, et même une vieille publicité murale pour La Libre Belgique. Ouvrons l’œil !

20/07/2017

L'avenue Rogier

C’est dans une des avenues les plus connues de Schaerbeek que le rendez-vous de Patris était donné le 9 juillet (Estivales 2017). Yves Jacqmin attendait les amateurs du patrimoine et des promenades guidées sur le terre-plein de la place de la Patrie. (Pour information, quasi toutes les dates affichent complet et il ne reste plus qu’à espérer des désistements pour ceux qui sont sur liste d’attente.)

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Place de la Patrie, Schaerbeek © SPRB-DMS

Vers 1860, la commune a décidé de prolonger la rue Rogier qui reliait déjà la chaussée de Haecht au quartier Nord : l’avenue Rogier s’est ouverte en plusieurs phases, jusqu’à la place Meiser. Charles Rogier (1800-1885), homme politique plusieurs fois ministre de l’Etat belge, a de son vivant vu son nom donné à une rue puis une avenue, et aussi à la place Rogier. Enterré au cimetière de Saint-Josse ten Noode, il a sa statue place de la Liberté.

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Au milieu, un entablement blanc typique de l'Art Déco en haut d'une façade, entre deux colonnes (place de la Patrie)

La visite commence donc par le tronçon le plus récent : la place de la Patrie, prévue à l’origine pour une église finalement bâtie plus loin, est devenue un square ; en venant de la place Meiser, c’est la première étape sur le tracé de l’avenue Rogier, avant la place des Bienfaiteurs. Elle a été construite dans les années 1920, quand s’épanouissait l’Art Déco. La bourgeoisie privilégiait encore des styles plus anciens, comme en atteste une maison à proximité (ci-dessous), avec ses œils-de-bœuf sous le toit et un joli fer forgé au balcon central.

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Vue partielle de l'avenue Chazal

Nous traversons l’avenue Chazal qui monte vers la place Dailly, ce qui rappelle à notre guide l’hiver 60 qui rendait « fous » ses élèves quand la neige rendait l’ascension difficile pour le bus et occasionnait des retards. Devant une maison de Joseph Diongre, l’architecte de Flagey, qui a gardé ses sgraffites et quelques éléments art nouveau, pas ses châssis malheureusement, je me dis que cette façade comme beaucoup d’autres dans l’avenue Rogier mériterait d’être restaurée.

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A droite, maison moderniste (avenue Rogier)

De l’autre côté de cette large avenue large plantée d’arbres, où le tram circule au milieu, nous observons une maison moderniste de l’architecte Léon Guianotte (au 280, ci-dessus) à côté d’une façade de style beaux-arts. Du côté impair, un autre témoignage du modernisme présente un parement noir et blanc en carreaux de céramique (au 299). Du côté pair, le numéro 250 présente une belle loggia en bois ; la pierre bleue du rez-de-chaussée encadre une entrée inspirée par l’art nouveau dans sa phase stylisée.

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Maison de style Beaux-Arts (la plus haute), avenue Rogier

La diversité des styles architecturaux frappe comme presque partout dans Bruxelles. Ici un pignon en briques, vaguement médiéval, là de grandes baies vitrées – les maisons de style beaux-arts, inspirées du XVIIIe français, sont très bien éclairées. Le petit bois des fenêtres, dont les moulures jouaient avec la lumière, a souvent été remplacé par du PVC inesthétique, mais il suit tout de même les lignes originales.

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271, avenue Rogier

Plus loin, une confrontation radicale entre tradition et modernité : le mur de verre de la façade, au 271, inédit en 1968 pour une maison particulière, tranche avec les maisons voisines – les vitres ont déjà été modifiées depuis. A l’angle de la rue Victor Bourgeois, le propriétaire du 263 a réalisé en 1930 une extension moderne avec garage très différente de sa maison : châssis arrondis, crépi blanc... Aujourd’hui, les murs sont jaunes et portent depuis la fin du mois dernier une fresque sympathique signée Nean, dans le cadre du projet d’art urbain Mixity.

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urbana_project Mixity Wall #3 / Nean - Bruxelles « ville intergénérationnelle » (détails

En descendant vers la place des Bienfaiteurs, rond-point en pente qui coupe lavenue à mi-parcours, un habitué des Estivales me fait remarquer, en me montrant la perspective, que le premier creux de l’avenue Rogier, plus bas, correspond à la vallée du Maelbeek. Puis on remonte vers la chaussée de Haecht avant de redescendre, dans la rue Rogier, vers ce qui fut la vallée de la Senne.

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Vue de la place des Bienfaiteurs vers l'avenue Deschanel (en bas) puis la chaussée de Haecht (en haut)

Au centre de cette grande place inaugurée en 1907, un « Monument aux Bienfaiteurs des Pauvres » de Godefroid Devreese est agrémenté d’une fontaine et de bassins auxquels ont collaboré Henri Jacobs et l’architecte paysagiste du parc Josaphat, Edmond Galoppin. Plus de cent ans plus tard, les arbrisseaux devenus de grands arbres dissimulent le piteux état de la fontaine – faute d’entretien, les bassins de cette place remarquable et pourtant classée ont un besoin urgent de restauration.

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Monument des Bienfaiteurs (Godefroid Devreese) : « Cette allégorie de la Charité protégeant le vieillard et l’enfant
est complétée d’une paysanne schaerbeekoise qui rassemble ses choux dans un panier.
Le patrimoine communal possède les deux esquisses en plâtre de cette imposante fontaine. »

Les maisons qui l’entourent datent des années 1908-1909 et présentent un mélange de styles propre à l’éclectisme bruxellois : pignons d’inspiration médiévale, courbes Art nouveau… Les bâtiments d’angle vers le bas de l’avenue (photo de la vue plus haut) sont à la fois semblables et différents, leurs coupoles d’origine – trop coûteuses à restaurer, parfois faute d’artisans qualifiés – ont été remplacées par des toitures plates.

 

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Le Bienfaiteur, place des Bienfaiteurs, 25 (angle de la rue Frans Binjé)

Une ancienne habitante de la place nous fait remarquer qu’Alain Resnais a tourné ici une séquence de « Je t’aime, je t’aime ». Elle se souvient d’un temps où les fontaines fonctionnaient encore. Le guide nous fait remarquer un hôtel dit « de rapport » annonçant les immeubles à appartements : sa façade en briques jaunes se termine par un pignon, elle dispose de trois portes (photo ci-dessous), celle du milieu dessert le haut, les latérales les appartements de chaque côté.

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Trois portes d'un immeuble ou « hôtel » de rapport de style éclectique (architecte Louis Serrure), 1912
place des Bienfaiteurs 26-27-28

Nous verrons encore quelques bâtiments aux alentours avant de revenir sur la place – le snack-resto Le Bienfaiteur occupe le rez-de-chaussée d’une maison d’angle surmontée d’un renard, remarquable avec ses pierres bleues et ses balustres sous les fenêtres. En face, de l’autre côté de la place, le café Le vase d’argent (disparu) était connu des amateurs de jazz. Une petite communauté ou comité de quartier des environs sappelle « les Bienfêtards » !

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A gauche, maison en briques jaunes à arcs brisés (architecte A. Dankelman), 1909 (rue Frans Binjé)

Quand on descend vers l’avenue Deschanel où la promenade se termine – espérons qu’elle aussi fasse un jour l’objet d’une Estivale schaerbeekoise –, on peut admirer entre autres la belle poste de l’avenue Rogier (ancien hôtel de maître) ; une maison qui porte la mention « Anno 1908 » très hétéroclite avec ses carreaux de céramique ; un magasin dont la façade déborde de fantaisie décorative.

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Poste de l'avenue Rogier (stores rouges)

Nous voici presque à l’avenue Deschanel, nous nous arrêtons au pont du chemin de fer pour admirer ses beaux matériaux. Quand la station-service de l’avenue a été reconstruite, tout près, on a veillé à ce qu’elle ne dépare pas trop le grand carrefour des avenues Rogier et Eisenhower (hauteur réduite, murs de briques). Ces avenues ont conservé un beau patrimoine, mais il semble fragile.

08/05/2017

Serres communales

Ce dimanche 7 mai, les serres communales de Schaerbeek étaient ouvertes au public. Beaucoup de gens ont profité de l’occasion, souvent en famille, pour découvrir les ateliers des jardiniers communaux, les plantes destinées aux parterres et aux décors publics, ou participer aux animations.

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On y accède au numéro 411 du boulevard Lambermont, en haut du parc Josaphat. De belles floraisons entourent déjà les serres, comme ces iris blancs – ce week-end, c’était aussi la fête de l’Iris, la fête de la région bruxelloise. De merveilleux pavots fleurissent dans l’allée principale.

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Les enfants étaient ravis de faire un petit tour tirés par Camille ou sur le dos de Gribouille, les ânes de la commune (vous pouvez lire ici pourquoi Schaerbeek est surnommée la Cité des Anes). Dans la grande serre, un magnifique âne végétal attirait tous les regards.

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Mais ce sont bien sûr les plantes cultivées ici avant d’être plantées un peu partout dans la commune qui jouaient les vedettes, soigneusement alignées, étiquetées, parfois déjà en fleurs, parfois débutantes : géraniums et pelargoniums, pétunias, surfinias, gazanias, gauras, impatiens, marguerites, bégonias… et j’en passe.

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Le long de la serre principale, voici des potentilles assorties à la tenue de travail des jardiniers, occupés à garnir un grand bac en pierre. Plus loin, Vouziers, un des deux chevaux de trait ardennais qui participent à l’entretien de l’espace public, regardait calmement passer ceux qui se rendaient au bout de l’allée : là, sensations garanties en montant grâce à l’élévateur jusqu’à la cime des arbres !

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Derrière le stand d’information sur le compostage, un petit chemin mène à une zone de compost et de paillage, où plusieurs panneaux indiquent les différentes manières naturelles d’entretenir un jardin, d’y attirer les oiseaux, les insectes, de recycler les branches taillées pour créer des barrières naturelles le long des chemins du parc.

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Même sous les nuages, qu’il est beau, ce parc Josaphat au printemps, avec tous ses verts différents, ce roux indéfinissable des jeunes feuilles de hêtres ! Un couple de bernaches avec leurs sept oisons irrésistibles attiraient tous les regards et les appareils photo, bien sûr.

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Sous un vénérable marronnier aux grandes chandelles blanches, des moniteurs encadraient les enfants inscrits pour la « grimpe aux arbres » ou plutôt « l’accrobranche » à l’aide de cordes. Plus loin, une sorcière avait aussi un certain succès auprès des plus jeunes.

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Les tulipes sont pour l’instant les reines des parterres, mais quel plaisir aussi de contempler les arbres aux feuillages encore légers, les vieux troncs noueux, les canards endormis ou en quête de quelque nourriture. On se sent reverdir aussi au contact de tout ce renouveau végétal autour des étangs.

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Détail du panneau à l'entrée des serres communales

« Schaerbeek ou le mariage réussi de la nature et de la ville », titrait le site de la commune. Ce n’est pas encore vrai dans tous les quartiers, mais beaucoup d’efforts sont faits pour embellir et entretenir les espaces verts, et cela de manière écologique.

03/01/2017

Regards

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Que regarde l’ange à la fenêtre bleue

– ou qui ?

Qui regarde l’arbre sous le ciel bleu

– ou quoi ?

Que regarde la maison blanche et bleue

– ou qui ?

02/01/2017

Balade sans paroles

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parc josaphat,schaerbeek,30 décembre 2016,lumière,hiver,nature,arbres

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Parc Josaphat, Schaerbeek, 30.XII.2016

06/12/2016

Réenchanter

roux,léopoldine,from brussels with love,exposition,art contemporain,bruxelles,schaerbeek,maison des arts,couleurs,peinture,sculpture,installation,culture,cartes postales,ville« Elle voit la vie en rose et la ville en couleurs. Chez elle, le rose est associé au Pays des Merveilles. On peut rêver pour nos villes. »

roux,léopoldine,from brussels with love,exposition,art contemporain,bruxelles,schaerbeek,maison des arts,couleurs,peinture,sculpture,installation,culture,cartes postales,villeClaude Lorent, Colorier pour réenchanter les gens et les lieux (La Libre Belgique, 30/11/2016)

 

Léopoldine Roux,
From Brussels with love
,
Maison des Arts, Schaerbeek > 11/12/2016

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05/12/2016

From Brussels

From Brussels with love : Léopoldine Roux a posé ses couleurs à la Maison des Arts de Schaerbeek. Depuis quelque temps, sa carte postale de la rue Royale éclaboussée de jaune (l’affiche de l’exposition) me tire l’œil ici ou là, et j’ai donc poussé la porte de cette belle maison en retrait de la chaussée de Haecht dont je vous ai déjà parlé ici. Post-minimalisme et antiforme, les deux termes s’appliquent aussi à cette artiste française : elle se collette avec la peinture avant tout pour jouer avec la matière, avec les couleurs. Un art ludique.

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Une série de vieilles cartes postales de Bruxelles sont accrochées dans le hall d’entrée, dans un cadre doré, des vues noir et blanc auxquelles elle redonne vie par petites touches de couleurs. Bulles multicolores dans les parcs bruxellois, pagode pâtissière au bout de la rue de la Régence, boules de crème dans les arcades du Cinquantenaire, Léopoldine Roux réinvente la ville. Des couleurs sur les stores autour de la place de Brouckère, aux abords de la prison de Saint-Gilles – du vernis à ongles ! (L’artiste avait fait parler d’elle en colorant ainsi les taches de chewing-gum sur un trottoir.)

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© Léopoldine Roux, From Brussels with love, 2016 (vernis à ongles et collage sur cartes postales anciennes)

Dans la salle à manger de la Maison des Arts, sur un meuble, une cheminée, de grosses mottes blanches ou roses mettent une note incongrue. Ces sculptures brillantes, disait une animatrice à un groupe d’enfants en visite, Léopoldine Roux les couvre de peinture pour voiture (laque carrossier sur enduit et polyuréthane). Des antiformes, assurément.

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A droite : © Léopoldine Roux, White Escaped, 2016 (laque carrossier sur enduit et polyuréthane)

Aux murs du premier salon, des images anciennes, le plus souvent des portraits. Elle y a posé du rose, du bleu ou du jaune, sur les visages surtout (laque ou vernis à ongles). A l’inverse, près d’une fenêtre, deux petits personnages ont pour tête une grande tache de couleur, dont le premier propriétaire de la Maison des Arts (ancienne Villa Eenens).

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© Léopoldine Roux, Général Eenens Color Suicide / Marcel Duchamp Color Suicide , 2016 (laque et collage sur papier)

Sur le parquet du salon rose, Pot(e)s d’atelier : une ronde de verres, céramiques et faïences. Léopoldine Roux a superposé des pots, des bols, des tasses qui portent les traces de couleurs, de mélanges, où reste l’un ou l’autre pinceau, en une joyeuse parade de formes design. Sur la cheminée du salon rose, du rose, forcément, et aussi au milieu d’une partition sur le piano.

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© Léopoldine Roux, Pot(e)s d’atelier, 2015-2016 (peinture sur verres, céramiques et faïences)

Mais c’est le vert qui a pris place à la bibliothèque, en harmonie avec ses boiseries : deux grandes toiles de trois mètres de haut s’y font face, intitulées Promenade#62 et #63, fouillis de petits points verts, bleus et blancs. Un seul livre sur un rayonnage : Alice au pays des merveilles en format de poche, ouvert et recouvert des mêmes couleurs, Livre de Promenade.

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Tout a été conçu « in situ » en 2016, et jusque dans le jardin, puisque la fontaine, rebaptisée La laguna de Schaerbeek, crache une eau vert bleu (pigments biodégradables, un type d’intervention dont elle a l’habitude comme on peut le voir sur son site). En sortant pour la photographier, en ce dernier jour de novembre, j’ai eu l’impression d’entrer dans une carte postale revisitée à la manière de l’artiste, vous voyez ?

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© Léopoldine Roux, From Brussels with love, 2016 (vernis à ongles et collage sur cartes postales anciennes)

Je ne savais rien de Léopoldine Roux en entrant à la Maison des Arts, aussi ai-je feuilleté les pages de son site pour me renseigner. Née à Lyon en 1979, elle a étudié à Rennes et à La Cambre, elle habite Bruxelles depuis plus de dix ans. A la radio, Pascal Goffaux a bien présenté son travail (« Bande de curieux », à écouter ici).

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http://www.etvonweb.be/86818-art-bruxelles-dantan-ravive-de-couleurs-et-de-poesie-par-leopoldine-roux

« La peinture en liberté, je la pratique quotidiennement et sans interdit. Une peinture décomplexée et élastique dans l’espace temps. » Si vous aimez les couleurs acidulées, « la couleur sortie du support », si la grisaille vous pèse, si la légèreté vous tente, il reste quelques jours pour découvrir la fantaisie de cette artiste contemporaine à la Maison des Arts jusqu’au 11 décembre (entrée libre).

10/09/2016

Avec jardin

Reyers et Diamant (71).JPG

 

Avenue de l’Opale, une maison Art Déco est à vendre, avec jardin : en prime, une jolie fontaine en vitrail d’imposte et d’autres vitraux à l’intérieur.

L’architecte est le fils d’Henri Jacobs qui a conçu des écoles Art nouveau à Schaerbeek.

 

 

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Bientôt une pause-vacances pour moi ;
pour vous, quelques extraits choisis.
Bonne lecture.

Tania

08/09/2016

Maison Art Déco

Pour la dernière des Estivales auxquelles je me suis inscrite cet été, Cécile Dubois nous a fait visiter une « maison Art Déco à tendance moderniste » au 59, boulevard Reyers, juste en face de la RTBF, un boulevard qui a beaucoup gagné avec la démolition du viaduc cette année, encore en travaux. Un atelier d’architecture occupe cette maison de 1932, signée Paul Aernaut.

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Je reprends à l’Inventaire du Patrimoine architectural cette définition : « Le modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. »

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C’est à la fin du XIXe siècle qu’on a décidé le tracé des grands boulevards bruxellois, celui-ci s’est appelé d’abord « Boulevard militaire » avant de prendre le nom d’Auguste Reyers, bourgmestre de Schaerbeek de 1909 à 1921. Le Tir National, juste en face, disposait de terrains vallonnés pour l’entraînement. Après sa destruction, ce sont les radios-télévisions belges qui s’installent là dans les années 60-80 ; aujourd’hui cachées par des immeubles de bureaux, elles vont faire place au futur Mediapark. 

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L’architecte Paul Aernaut a construit cette maison pour deux Verviétois, des fabricants de matériel électrique qui par la suite vendront aussi des radios. Puis un salon de coiffure s’y est installé, fréquenté par des gens de la RTBF. L’urbanisme a refusé l’ajout d’un étage supplémentaire, puis la conversion de la maison en bureaux. Enfin, le propriétaire actuel l’a restaurée. Au-dessus de l’atelier d’architecture se trouvent une salle à manger et un salon que nous pourrons visiter, mais pas le dernier niveau tout à fait privé.

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Les pièces en enfilade sont éclairées par de grandes baies vitrées permises par une structure en béton et dotées par-dessus d’un vitrage aux motifs géométriques que nous retrouverons partout dans la maison, en particulier dans les portes. Les suspensions contemporaines des bureaux s’y intègrent bien. Les cheminées d’angle en marbre ont été maintenues.

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Nous suivons notre guide au jardin, où une surprise nous attend : une œuvre de Willy Anthoons, élève d’Oscar Jespers, passé du figuratif à l’abstrait (œuvres au Middelheim et au Kroller-Muller). Ici, derrière un petit bassin circulaire, sous une pergola en béton, trois bas-reliefs (1933) illustrent le thème du sport, en vogue à cette époque favorable à l’hygiénisme.

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En rentrant dans la maison, dotée d’un toit terrasse, nous traversons la cuisine au sol noir et blanc (comme à la Villa Cavrois) pour aller admirer le hall et la cage d’escalier. La rampe a été poncée, elle était du même bois noirci que le reste. L’enduit au mur est nouveau, à l’origine il était à la feuille d’or. Les marbres du hall et du vestibule sont conservés. 

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A l’étage, nous retrouvons les mêmes baies vitrées, avec une jolie vue arborée côté boulevard, et en plus, au salon, une alcôve dotée du même éclairage par le haut. Idem, plus étonnant encore, pour l’alcôve de la belle salle de bain en marbre strié de noir où est placée la baignoire, avec de part et d’autre de petites portes au vitrage identique. Les grilles de rue originales mériteraient une restauration.

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Un peu plus loin sur le boulevard Reyers, la guide nous arrête devant une maison de la même époque, transformée en appartements, dont les châssis originaux ont été remplacés – et cela modifie beaucoup son allure. Paul Aernaut ayant aussi construit une maison pour le père de Jacques Brel, Cécile Dubois nous montre, en plus de photos anciennes et d’une monographie sur Anthoons, une biographie du chanteur avec des photos de ses multiples domiciles à Bruxelles.

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Nous verrons sa maison natale au cours de la promenade dans les rues « des pierres précieuses » (saphir, émeraude, diamant…) mais nous commençons par l’avenue Emile Max, une avenue aérée aux larges trottoirs, pour admirer une belle maison d’inspirations Beaux-Arts et Art Déco occupée à présent par l’Ecole anglaise, au 163 (ci-dessus) : Jules Libois y a apposé une signature très explicite sur sa profession et son origine.  

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Bâtie pour un haut fonctionnaire, cette maison de 1930 possède dans sa large façade (14m90) une deuxième porte pour l’entrée de service, à côté de la porte de garage. Un seul étage pour cette demeure dotée d’une véranda à l’arrière, d’un grand palier servant de salle de billard et de vastes réceptions. Le terrain continuant à l’arrière jusqu’à l’avenue de l’Opale, son propriétaire y fera construire deux maisons pour ses enfants. L’éclectisme du 163 contraste avec la maison moderniste juste à côté (1928), d’un style plus radical, en blanc et noir (ci-dessous).

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Que de choses à regarder ! La hauteur de porte, au numéro suivant, semble conçue pour un géant. Et voici un endroit particulier : Albert Delcorde a construit ici une école catholique avec un local pour les scouts à l’arrière – l’unité scoute de Jacques Brel dans son quartier natal – et l’entrée du plus vieux cabaret bruxellois, L’os à moelle.

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De l’autre côté de la rue, Cécile Dubois commente à la demande d’une participante une belle façade de style Beaux-Arts, au 142 (ci-dessous, à gauche), aux matériaux coûteux, en plus des sculptures ornementales, un style qui « a chevauché » la première guerre mondiale, contrairement à l’Art nouveau qui a laissé la place à l’Art Déco. Celui-ci caractérise les deux immeubles à appartement aux numéros 141 et 143, « identiques en miroir » (1933). 

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Le site du comité Opale-Opaal, tenu par des Opaliens attachés à leur quartier, propose un index des maisons intéressantes rue par rue, dont la rue d’Opale, forcément, et aussi l’avenue du Diamant où je choisis, pour terminer ce billet, de vous montrer la maison natale de Jacques Brel, aujourd’hui celle d’un notaire, au 138.

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L’architecte René Doom,  déjà primé au concours de façades de Schaerbeek de 1913 pour les numéros 130 et 132, a remporté la médaille d’or au concours de 1914 pour sa propre maison, au 143, de style éclectique, avec le même motif de vigne qu’il a souvent choisi pour l’ornementation.

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(Ne manquez pas de cliquer sur les liens vers l’IPA dont les notices comportent souvent plusieurs photos.)

 

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03/09/2016

Nouer des liens

EHôtel communal (31).JPGn visitant l’Hôtel communal de Schaerbeek à la découverte de ses collections, nous n’avons pu entrer cette fois dans la salle des mariages, un magnifique décor pour nouer des liens durables.

Hôtel communal (32) détail.jpg

 

Juste en face, dans le « Hall des bourgmestres », non loin d’un banc ouvragé, se dresse une belle sculpture d’Edouard Fiers, Le lien d’amour.

 

 

 

 

 3 septembre :
Jour du souvenir à Webbekom-Assent,
en hommage à Hilaire Gemoets, résistant fusillé le 3/9/1944.
Et cette année, nous irons aussi sur les tombes des sept hommes d’équipage
du Lancaster III JA976 « S for Sugar » abattu à Webbekom le 26/4/1944.