Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

04/06/2013

Air terre mer

Vu la semaine dernière dans le Var. 

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

Le nouveau bassin du parc Braudel, un réaménagement longuement attendu à La Seyne sur Mer et très réussi. Une des allées du parc porte à présent le nom de Danielle Mitterand.

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

A Sanary, un rassemblement de pigeons dans le port – jaloux des pointus qui attirent irrésistiblement les photographes ?

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

Les anciennes embarcations qui contribuent à la beauté du lieu arboraient fièrement le drapeau de leur centenaire. Leurs jolis noms et leurs photos sur le site des Pointus de Sanary.

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

Partout sur la Côte varoise, des palmiers atteints par des papillons ravageurs et le charançon rouge. Sur certains, des dispositifs destinés à les sauver de la destruction.

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

Les arbres avaient ce jour-là fort à faire avec le mistral.

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

Pour le plaisir des yeux enfin, ces superbes acanthes – « Dans le langage des fleurs, acanthe signifie « Amour de l'art. Rien ne pourra nous séparer. » (Wikipedia) » – et un oiseau de paradis. 

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture

var,vacances,parc braudel,la seyne sur mer,sanary,pointus,culture


10/04/2012

Les couleurs de l'eau

On trouve souvent, dans les ruelles des villes en bord de mer, l’une ou l’autre galerie où plages et ciels s’offrent aux passants en compositions convenues et couleurs factices – il n’est pas facile de peindre et faire sentir l’atmosphère marine, l’eau et ses couleurs changeantes. Jusqu’au 21 avril, les galeries du fort Napoléon, à La Seyne sur Mer, proposent une rétrospective de Bernard Conte (1931-1995).

Bernard Conte Affiche.jpg

 
A l’Office du tourisme des Sablettes, l’affiche avait accroché mon regard : deux pêcheurs et leurs casiers, la tache jaune d’un tablier, des tons gris, bleus, beiges, et un chemin pour l’œil, de la barque échouée sur la grève vers les bacs de pêche, le sable, l’ourlet d’écume, la mer, les rochers et deux voiles, au loin. C’était l’occasion de découvrir ce fort Napoléon resté jusqu’alors pour moi une simple indication en bord de route à Tamaris.

 

conte,bernard,peinture,exposition,la seyne sur mer,fort napoléon,bords de mer,couleurs,eau,culture


Le fort a été bâti à la place d'une redoute édifiée par les Anglais, reprise par Bonaparte, à la tête de sept mille hommes, ce qui lui valut ses galons de Général de Brigade. Devenu empereur, il a fait construire, en haut de la colline Caire, un fort carré avec une cour centrale. Une seule route y grimpe et débouche sur de gros murs d’enceinte où la porte ouvre le passage vers une cour d’où rayonnent différentes galeries. C’est aujourd’hui un centre culturel. La Galerie de la Tête d’obsidienne y expose des artistes contemporains confirmés, les Galeries du fort sont réservées à la création régionale.

conte,bernard,peinture,exposition,la seyne sur mer,fort napoléon,bords de mer,couleurs,eau,culture

Dès la première où je suis entrée, le charme opère : de petites toiles se succèdent dans une longue salle voûtée où pierres et briques offrent un support en harmonie. Les vues de Bernard Conte sont éclairées de manière à laisser jouer autour d’elles l’ombre et la lumière. Ce sont presque toujours des bords de l’eau, parfois un mas en Provence ou un moulin. Devant des maisons sur pilotis, des pêcheurs sur leurs barques. Entre des pins courbés par le vent, des bateaux blancs dans une baie, les bleus mouvants de la mer. 

conte,bernard,peinture,exposition,la seyne sur mer,fort napoléon,bords de mer,couleurs,eau,culture 
Etier à marée haute (détail) © Bernard Conte

Les couleurs, l’atmosphère, voilà ce que le peintre capte avant tout, que ce soit à Venise ou à Bruges, ou, le plus souvent, sur des rivages de France, au centre de Paris, en Normandie, au bord de l’Atlantique ou de la Méditerranée. Les bâtiments ne sont qu’esquissés, avec portes et fenêtres, mais la lumière sur les murs est vivante, et à leurs pieds, des embarcations bougent doucement sur l’eau.  

Bernard Conte Bruges (détail).JPG
Bruges (détail) © Bernard Conte

C’est là, dans le bas des toiles, qu'elles prennent vie : des personnages y apparaissent, gondoliers, rameurs, passagers, promeneurs sur les berges de l’île Saint-Louis, amoureux, pêcheurs… 

Bernard Conte Ile Saint Louis (2) (détail).JPG

Ile Saint-Louis (détail) © Bernard Conte

 

Au bout d’une autre galerie, des natures mortes aux tons délicats : des fleurs, des pots, et une cage à oiseaux qui revient dans plusieurs toiles. Dans la grande Cage aux bouvreuils à découvrir plus loin, dans une petite salle plus intime, des bouquets de fleurs et un panier de fruits rouges tiennent compagnie à un couple d’oiseaux. C’est à gauche du couloir principal qui mène vers le plus grand tableau de cette exposition, En Auvergne, le plus mystérieux aussi.  

Bernard Conte En Auvergne (détail).jpg
En Auvergne (détail) © Bernard Conte

Bernard Conte est né dans le Cantal, a grandi entre l’Auvergne et Sèvres. Décorateur, il a pu gagner assez d’indépendance pour vivre sa passion de toujours, la peinture. Dans les années soixante, il transforme une vieille maison dans l’île de Noirmoutier en restaurant. La saison finie, il peut peindre, voyager jusqu’au Maroc ou dans les îles Lofoten.

Bernard Conte En Dordogne  (détail).jpg
En Dordogne (détail) © Bernard Conte

En 1989, il installe son atelier à Six-Fours, tout près de La Seyne, et c’est ainsi qu’est née cette exposition d’œuvres prêtées par son épouse. On y reconnaît des coins de la région (Dans la baie de Toulon), les blanches calanques où seuls les pins mettent du vert (Yachts au mouillage). Les formes sont simples, les couleurs claires. « Avec leurs aplats et surtout ce geste si particulier qui les guide, les œuvres de Bernard Conte racontent une nature décryptée et retranscrite. » (Jean-Christophe Vila)

Bernard Conte Dans la baie de Toulon (détail).JPG
Baie de Toulon (détail) © Bernard Conte

Dans les dernières salles – mais ai-je visité ces galeries dans l’ordre ? je ne sais –, des silhouettes de jeunes femmes m’ont paru fades après tous ces paysages de plein air. Le nom de Bernard Conte m’était inconnu, je ne l’oublierai pas. Cette rétrospective seynoise lui rend un bel hommage. Si vous montez à pied ou en voiture jusqu’au fort Napoléon, vous y goûterez de précieux moments de contemplation paisible.

01/05/2010

Pittoresque

« … Tout cela est d’un pittoresque, d’un déchiré, d’un doux, d’un brusque, d’un suave, d’un vaste et d’un contrasté que ton imagination peut se représenter avec ses plus heureuses couleurs. On dit que c’est plus beau que le fameux Bosphore, et je le crois, car je n’avais rien rêvé de pareil… »

George Sand, Lettre à Charles Duvernet (cité par Jean-Michel Charbonnier, Du Bosphore à la Côte d’Azur, in Tamaris le rêve d’un pacha, Connaissance des arts, hors-série n° 307)

P1040331.JPG

29/04/2010

Tamaris aux iris

Les merles chanteurs, les couples de tourterelles, les iris qui étirent jour après jour leurs soies bleu mauve, sur le printemps méditerranéen flottait un air de paradis,
surtout après un hiver morose à Bruxelles. A l’agenda culturel de La Seyne sur mer, une annonce de visite guidée : « Tamaris, l’Orientale : de George Sand à la station Antarès », lundi 19 avril, départ à 15 heures du port du Manteau. Une trentaine de personnes, pour moitié de la région, pour moitié d’ailleurs, étaient au rendez-vous face à la Baie du Lazaret, sur la côte varoise près de Toulon.
 

 
Tamaris La corniche.JPG

 

Après une photo de groupe avec la conférencière de la région Paca (à la demande d’un photographe de Var-matin), on écoute Ina rappeler l’histoire des lieux, de La Seyne, une ville jeune (350 ans). Au XVIe siècle, la presqu’île de Saint Mandrier
toute proche était encore une île et cette colline de Tamaris aujourd’hui luxuriante avec ses pins, ses palmiers et ses villas de la Belle Epoque, une campagne couverte de champs et de vergers. George Sand y a séjourné trois mois avec son fils, en 1861, pour se refaire une santé – « C’est une solitude absolue, pas d’Anglais, pas de flâneurs. Enfin, c’est ce que je désirais », écrit-elle à sa fille Solange Clésinger. Elle s’en est inspirée pour écrire un roman : Tamaris, sans être un chef-d’œuvre, paraît-il, est cher aux habitants du cru, fiers de leur illustre visiteuse. La demeure où elle résidait n’existe plus, mais bien le pavillon Roustan, ancienne maison en briques rouges du concierge, toujours visible de la corniche qui longe la baie.
 

 

Tamaris Pavillon Roustan.JPG

Tamaris, où se voient çà et là les arbres éponymes, doit surtout sa renommée et son développement à Marius Michel, dit Michel Pacha, le fils d’un officier de marine né à Sanary (1819-1907). Pour le protéger de l’épidémie de choléra à Marseille où il était en internat, en 1834, son père l’envoie chez des amis à Tamaris, où il se plaît. Devenu lui-même officier de marine, chargé de sécuriser les côtes de l’Empire ottoman à la suite d’un naufrage, il devient Directeur des phares et balises et obtient ensuite la concession des quais, docks et entrepôts du port de commerce de Constantinople (Istanbul). Il fait fortune. Le sultan Abdul Médjid l’élève à la dignité de pacha en reconnaissance pour les services rendus ; c’est un homme riche qui rentre à Sanary et en devient le maire en 1865. 

Tamaris Jardin du Château de Michel Pacha (serres et iris).JPG

 

On se rend alors à Tamaris pour jouir de son climat. Michel Pacha décide de doter la station d’une plage – on accèdera aux Sablettes par une corniche d’un kilomètre et demi, créée en faisant combler des marécages –, d’un casino, d’un Grand Hôtel et d’un service de navettes maritimes (toujours en activité). Il fait construire sur un terrain de 400 hectares (qu’il a acquis à un prix très inférieur à sa valeur, affirme Ina) une soixantaine de maisons de rapport sur la colline de Tamaris. C’est alors la vogue de l’éclectisme, les villas seront de styles variés, toutes bâties avec leur entrée sur le côté de manière à dégager des pièces de séjour bien ensoleillées.

 

Tamaris Kiosque à musique du Château de Michel Pacha.JPG

 

Près de son propre château, aujourd’hui disparu et remplacé par des immeubles à appartements, Michel Pacha plante une palmeraie. Le parc (propriété privée) possède encore son beau kiosque à musique de style oriental, des serres, une rocaille fameuse du début du siècle, une volière blanche en fer forgé. Un peu plus loin, à l’arrière d’une maison, voici la chapelle où se pressait la bonne société en villégiature à Tamaris ; l’endroit est malheureusement inaccessible, comme tous les bâtiments que nous découvrons de la rue. Pour commencer, la Villa Pierredon (Michel Pacha fut anobli en 1882 par Léon XIII qui lui octroya le titre de Comte héréditaire Michel de Pierredon) construite pour son fils ; elle est de style italien, comme la villa Amicis.

 

Tamaris Volière du Château de Michel Pacha.JPG
 

 

Dans les Allées de Tamaris se succèdent de jolis noms d’autrefois à l’entrée des villas. La Provençale se louait vide, à l’année, contrairement aux villas meublées louées au mois. Les Chênes, dont il ne restait que les murs, sont en plein chantier de restauration. Dans ce registre, nous verrons Les Marronniers, La Feuillade, Les Mimosas, Les Acacias, entre autres. Les Anémones, une belle demeure, semble modeste par
rapport à la grande Villa Tamaris Pacha : construite pour l’épouse de Michel Pacha, assassinée en 1893 (une des nombreuses tragédies familiales), c’est aujourd’hui un espace d’exposition. Le Chalet suisse a encore sa pancarte pour le désigner aux visiteurs. La Sauvagine, chalet basque, vient de refaire sa clôture en bois, en face de La Coquette. La Lézardière fait partie des Gîtes de France. Plus haut, L’Orientale arbore des faïences et une tour d’où l’on peut voir la mer.

 

Tamaris L'Orientale.JPG

 

En redescendant vers la baie, arrêt près de la Villa des Palmiers, annexe de l’ancien Grand Hôtel converti lui aussi en appartements. Ne pas manquer la petite Poste de type chalet et sa boîte aux lettres en forme de gueule de monstre marin. On s’étonne devant deux villas neuves à louer le long de la corniche, sur du terrain réputé inconstructible – à moins qu’il appartienne à la descendance de Michel Pacha ? Nous continuons jusqu’à la jolie Villa du Croissant, de style oriental, avec sa lune qui se détache sur le ciel bleu. La promenade se termine en face de l’Institut Michel Pacha, dédié d’abord à la biologie marine, propriété de l’Université de Lyon. L’immeuble le plus exotique de Tamaris, le plus visible, le long de la corniche, est malheureusement fort négligé. Aujourd’hui, des chercheurs du CNRS y ont installé la station Antarès, une expérience d’astrophysique unique au monde. Reliée à un télescope installé au large à 2500 mètres de fond, elle a pour mission de capter les neutrinos cosmiques – un projet financé par la Communauté européenne où collaborent diverses universités. Ce joyau du patrimoine varois reste donc dévolu à la science, espérons qu’il ait droit à la restauration qu’il mérite, avant d’être trop dégradé.

 

Tamaris Institut de biologie marine.JPG
 

 

Le magazine Le Seynois annonce le réaménagement, attendu depuis longtemps, de la corniche Georges Pompidou - Michel Pacha, avec une « voie verte » du côté de la mer pour les piétons et les cyclistes. Espérons qu’à l’instar de Toulon qui, depuis quelques années, rénove en profondeur ses belles places et ses rues passantes, où il fait bon flâner, La Seyne attire ainsi à Tamaris de nouveaux admirateurs. Si vous séjournez dans la région - salut aux visiteurs qui ont partagé cette promenade, vos commentaires sont les bienvenus -, ne manquez pas de découvrir cet endroit qui rappelait à Michel Pacha le détroit du Bosphore, un trésor d’architecture et de verdure s’y maintient aux abords de la magnifique rade de Toulon, une des plus belles d’Europe.

 

30/04/2009

Sentier du littoral

La première impression, c’est chaque fois, en sortant de la voiture, ce parfum de liberté retrouvée après plus d’un millier de kilomètres de route : effluves de romarin,
de pin, d’eucalyptus, l’enchantement méditerranéen des narines aux poumons. La promesse de jours sans pluie, ou presque, d’horizons dégagés, de fleurs vives.

 

 Littoral 10 Panneau du sentier.JPG

 

 

Bien sûr, il y a le plaisir de longer la mer, là où le sable est le plus solide, au plus près des nappes d’écume ou carrément les pieds dans l’eau, rite de retrouvailles et d’au revoir. Mais je ne me lasse pas de parcourir les anciens chemins de douaniers rebaptisés « sentier du littoral », héritage, ai-je lu, de la Révolution française – il fallait surveiller les côtes, contrer les passeurs et contrebandiers.

 

Littoral 1 Vers Fabregas.JPG

 

De Mar Vivo (La Seyne sur Mer) à Fabregas, pour se mettre en jambes. Après la plage de galets de La Verne, un pittoresque chantier de « pointus » déclenche l’envie de prendre une photo ou deux, une fois de plus. Ensuite l’itinéraire est interrompu (depuis des années) à cause d’un éboulement, ce qui oblige à remonter entre des villas. Mais j’aime jeter un coup d’œil aux jardins, aux portails et aux terrasses, quand ils veulent bien se montrer. Puis on retrouve le chemin qui mène à Fabregas, à sa plage de sable noir. L’endroit est assez mélancolique, les abords peu entretenus donnent une impression d’abandon. Des galets forment joliment le nom d’une villa sur un mur de pierres.  

Littoral 3 Le Gaou.JPG
 
 

 

Le Brusc, un matin. Les rochers du Gaou ont un air de sauvagerie bretonne. Réserve naturelle, l’île est réservée aux piétons, et des clôtures en bois protègent la flore et la faune. Après la passerelle d’accès, on longe d’abord la lagune du Brusc où se développent les posidonies, dans une eau calme et peu profonde. Cette fois, j’y ai vu des bancs de petits poissons qui se déplaçaient tout près de la surface, on aurait dit des têtards. Mon coup de cœur, sur cette île, va aux arbres que le vent courbe de
mille manières, danseurs de l’espace marin. Au nord, il vente presque toujours furieusement, spectacle de vagues garanti dans les criques abruptes. Le tour de l’île commencé dans le calme est alors rythmé par les éléments.

 

Littoral 4 Arbres du Gaou.JPG
 

Le Brusc est aussi un bon point de départ pour gagner Sanary par le sentier du littoral, en deux heures environ. Tantôt le long d’une plage, tantôt par un chemin entre les rochers ou encore sur des murets, on y marche avec une vue magnifique sur le Gaou, les îles des Embiez, la baie. La végétation est très particulière aux abords de la batterie du Cap nègre : les figuiers de Barbarie attirent l’attention, de jolies gesses bicolores y épandent çà et là leurs volutes.

 

Littoral 6 Gesse de Provence.JPG

 

Et puis les plages, la promenade du bord de mer. Et enfin Sanary, son marché matinal dans l’allée de platanes et puis ses quais, ses beaux pointus face à la mairie, ses étals aux appellations variées (« Laisse dire » m’a laissée songeuse). Le port de Sanary est un merveilleux endroit pour se restaurer en terrasse tout en observant le va-et-vient,
un mélange d’élégantes, de flâneurs, de couples plus ou moins assortis, de vendeurs, de chiens de toutes races, de paniers remplis de fleurs. 

 

Littoral Etal à Sanary.JPG
 
 

 

Bien sûr, on ne résiste pas à l’appel de la corniche des Baux : au pied de la falaise, on prend l’escalier qui mène aux villas les plus chic – certaines ont abrité des écrivains allemands fuyant le nazisme – et à la chapelle de Notre-Dame de Pitié pour redescendre au port par la promenade bordée de plantes et d’arbres remarquables, jalonnée par les icônes d’un calvaire.

 

Littoral 7 Pointus à Sanary.JPG

 

 

Pour terminer, la promenade des beaux jours : il faut un grand ciel bleu sur le sentier des calanques à Cassis, pour admirer le paysage dans toute sa gloire. Port-Miou est
la plus longue des calanques, et c’est un spectacle éblouissant de voir tous les bateaux amarrés dans cette langue de mer entre les hautes parois blanches où poussent seuls les pins d’Alep. Le sentier du Petit Prince rend hommage à Saint-Exupéry, dont l’avion a été abattu au large en 1944.

 

Littoral 9 Sentier des calanques Port-Miou.JPG
 

 

« Qu’y a-t-il au départ ? Une tension musculaire. En appui sur le pilier d’une jambe, le corps se tient entre terre et ciel. » (Rebecca Solnit, L’art de marcher, Actes Sud, 2002). A qui aime marcher, le sentier du littoral donne beaucoup.
Je ne me lasse pas de ses lumières.