Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/09/2015

La nature avec nous

D'un site à l'autre / 6

 Site Natagora2.jpg

© http://www.natagora.be/index.php?id=accueil

« Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines. » 

 

17/09/2015

Arts & artistes

 D'un site à l'autre / 3 

Site Muinthecity.jpg

 © http://mu-inthecity.com/ 

 « Mu in the City est un magazine dédié aux arts visuels. Musées, centres d’art, expositions, galeries, fondations et marché de l’art sont passés en revue chaque jour par une équipe de journalistes et chroniqueurs à l’oeil averti, à la plume acérée et prolixe. Sans oublier des portraits d’artiste et d’autres intervenants du monde culturel. Basé à Bruxelles, Mu in the City couvre la Belgique et de manière ponctuelle les grandes expositions et événements majeurs à l’étranger. »

« On écrit bien sur ce qu’on aime. J’aime aller admirer des œuvres. Chaque bon artiste ouvre sur notre humanité, notre universalité. Cela me touche à chaque fois. Plus j'en découvre, plus mon appétit pour l’art augmente. Plus je vois des choses, plus je comprends l’art. Et plus je vois de l’art, plus je comprends l’humain. »

Muriel de Crayencour (Rédactrice en chef, journaliste et plasticienne, elle a créé le webmagazine Mu-inthecity en janvier 2014.) 

15/09/2015

B comme belge

 D'un site à l'autre / 2 

Site Le carnet et les instants.jpg

 ©  http://le-carnet-et-les-instants.net/

« Le Carnet et les Instants cherche à faire découvrir les Lettres belges au grand public, en Belgique et à l’étranger.

La revue se décline sur deux médias : une revue explorant de manière approfondie la création littéraire et l’édition en Belgique francophone, dont les archives sont consultables ici ; ce blog, consacré à l’actualité des parutions en littérature belge. » 

14/09/2015

Traduit de Flandre

D'un site à l'autre / 1

Tandis que Mina et Marilyne continuent leur fidèle chronique mensuelle « d’un blog à l’autre », j’ai choisi de vous présenter, durant mes deux semaines de vacances, quelques sites que j’aime consulter. J’espère que l’un ou l’autre sera pour vous une découverte. La description est le plus souvent issue de leur rubrique « A propos ».
Bonne quinzaine, d’un site à l’autre. Et si vous en avez envie, écrivez ici ce que vous en pensez, j’aurai le plaisir de vous lire à mon retour.

Site Daardaar.jpg

© http://daardaar.be/

« En novembre 2014, notre équipe, constituée de Vincent Laborderie, Joyce Azar et David Charlier, décide de lancer DaarDaar. Nous sommes partis d’un constat étonnant mais réel : il n’existe en Belgique aucun canal d’information permettant d’avoir accès, en français, à ce qui fait débat dans les médias du Nord du pays. L’idée était lancée. L’objectif est de permettre au public francophone de mieux comprendre ce qui occupe les Flamands en lui offrant des traductions quotidiennes des meilleurs articles et éditoriaux de Flandre. »

(Je précise qu’en néerlandais, « daar » signifie « là, là-bas », ici joliment fusionné avec « dare-dare ».)

 

 

 

 

 

05/09/2015

Entrée en gare

avenue huart hamoir,côté pair,schaerbeek,bruxelles,architecture,patrimoine,balade,culture

 

 

A la fenêtre du Studio Goffin, avenue Huart Hamoir, un wagon bleu Márklín annonce sans doute un événement très attendu : l’inauguration du musée du train – « Trainworld » – dans la gare de Schaerbeek, qu’on annonce grandiose.

 

 

 

 

 avenue huart hamoir,côté pair,schaerbeek,bruxelles,architecture,patrimoine,balade,culture

 

 

Un Schaerbeekois célèbre, François Schuiten, le fameux auteur de Brüsel, en est le scénographe (ouverture au public le 25 septembre prochain).

03/09/2015

Huart Hamoir pairs

La promenade avenue Cambier était ma dernière participation aux Estivales 2015, mais on n’en a jamais fini avec Schaerbeek (parmi les 19 communes bruxelloises, la plus peuplée après Bruxelles-Ville) et son patrimoine remarquable. Place donc, après les numéros impairs que je vous ai présentés en juin, au côté pair de l’avenue Huart Hamoir. 

Huart Hamoir Pairs (3).JPG

Huart Hamoir Pairs (4).JPG

Les hibiscus en fleurs arborent de jolis tons au square Riga, où je prends le trottoir de droite pour descendre vers la place Princesse Elisabeth. Certaines maisons portent une signature, comme dans l’avenue Demolder, et j’ai remarqué pour la première fois au 142 le nom d’Henry van de Velde « bouwmeester » (architecte) au bas d’une élégante façade en briques blanches rehaussées de pierre bleue. 

Huart Hamoir Pairs (6) (2).JPG

Huart Hamoir Pairs (5).JPG

Un peu plus loin, jour de chance, les grilles de la haute école flamande installée dans une ancienne manufacture de lingerie sont grandes ouvertes. J’en profite pour regarder les bâtiments de plus près, au bout de la longue fresque qui orne le bas du mur mitoyen (Gal et Nora Theys). Ici aussi fleurissent des hibiscus, devant la façade principale où les briques jouent et avec la couleur (rouge et blanc) et avec la profondeur (en relief ou en creux). La conciergerie, sur le côté, ne manque pas de charme. 

Huart Hamoir Pairs (8).JPG

Huart Hamoir Pairs (9).JPG

Aux 130-132, la pierre bleue en contraste avec des briques crème ou ivoire souligne les portes et les fenêtres, les droites et les courbes. On la retrouve dans les façades suivantes nettement plus fonctionnelles, sans cette recherche ornementale qui offre aux passants curieux tant de détails à observer, à apprécier. Place aux lignes simples, aux constructions moins coûteuses. 

Huart Hamoir Pairs (14).JPG

Huart Hamoir Pairs (15).JPG

Autour de l’ovale du parc Hamoir, quelques maisons s’inspirent du style « paquebot »  (formes courbes, horizontales, hublots); parfois leur façade ou le rez-de-chaussée seul se couvre de tout petits carreaux de céramique. La plus belle à mes yeux, c’est l’école d’arts Sasasa dont l’entrée se situe rue Maeterlinck (Uyttenhove, 1937). La silhouette longiligne d’un ginkgo déjà aux couleurs d’automne se découpe sur la pierre de France de ses façades. Aux deux niveaux les baies vitrées épousent l’arrondi, repris par la pergola sur la toiture terrasse. 

Huart Hamoir Pairs (19).JPG

Huart Hamoir Pairs (21).JPG

Plus bas, une maison « pittoresque » à faux colombages attend qu’on reprenne soin d'elle, négligé plutôt rare dans l’avenue Huart Hamoir. Je n’ai pas regardé le nombre de sonnettes – beaucoup de belles maisons schaerbeekoises sont aujourd’hui divisées en appartements, et si les frais de rénovation sont partagés dans le cas d’une copropriété, il faut encore que les copropriétaires se mettent d’accord et en aient les moyens. 

Huart Hamoir Pairs (27).JPG

Huart Hamoir Pairs (31).JPG

Plus bas, des maisons plus modestes n’ont pas grand-chose à montrer de leur architecture, mais on y pense aux passants tout de même : collection d’orchidées sur l’appui de fenêtre, store blanc opaque aux motifs cachemire, végétation grimpante et jardinières… Derrière les vitres d’un rez-de-chaussée, une ribambelle de chats prennent le soleil sous des affichettes (cours de danse, chat trouvé). 

Huart Hamoir Pairs (33).JPG

Huart Hamoir Pairs (59).JPG

Un bel immeuble de style « beaux-arts » (J. Vandeneng, 1922) fait la transition vers le dernier segment de l’avenue Huart Hamoir avant la place, flanqué d’une maison de rapport où la pierre bleue est reine et le décor raffiné : l’Inventaire du patrimoine architectural précise qu’elle comporte des « bureaux, écuries et remise en intérieur d’îlot » – voilà qui explique les nombreuses plaques de sociétés sur la grille en fer forgé du garage. Parmi les autres maisons admirées en bas de l’avenue, une dernière photo pour l’originalité : des galets pour opacifier une belle fenêtre, il fallait y penser.  

Huart Hamoir Pairs (40).JPG

Huart Hamoir Pairs (44).JPG

Tandis que je remonte vers le square Riga, je pense déjà à compléter ce double aperçu. En effet, l’avenue Huart Hamoir commence plus haut, à la chaussée d’Helmet. Quand les travaux aux abords de l’église de la Sainte Famille seront terminés, avec de nouveaux trottoirs et de jeunes arbres pour remplacer ceux qu’on y a abattus, j’y retournerai prendre des photos – là aussi, il y a de belles choses à vous montrer.

01/09/2015

Question

de Duve couverture.jpg

 

« Quoi que l’avenir nous réserve, une chose est certaine : Homo sapiens sapiens ne restera pas définitivement inchangé. On a toutes les raisons de croire que cela ne peut être. Toutes sortes d’influences sont à l’œuvre au sein de l’espèce humaine pour modifier son pool génétique et offrir de nouvelles variantes au tri de la sélection naturelle. La question n’est donc pas de savoir si nous changerons – cela ne peut faire de doute – mais à quelle vitesse nous changerons et, surtout, dans quelle direction. »

Christian de Duve, A l’écoute du vivant, Odile Jacob, 2002.

31/08/2015

Trop sur terre

C’est à l’appel de mon cher parrain, fidèle de ce blog – certains reconnaîtront Doulidelle – que je reviens sur un sujet qui le hante : l’avenir de l’humanité, chaque jour plus nombreuse sur une planète surexploitée dont les ressources s’épuisent. D’où son appel à une prise de conscience forte qui mène à changer nos modes de vie en profondeur, sous l’égide du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, son maître à penser. 

Blog parrain.jpg
http://philippemailleux.blogs.lalibre.be/  & http://phmailleux.e-monsite.com/

L’état du monde est un vaste sujet. Chaque génération s’inquiète du futur, espérant une vie meilleure pour ses descendants. En 1970, on pouvait lire au dos du gros essai d’Alvin Toffler, Le choc du futur, cette question on ne peut plus actuelle : « Le monde de demain sera un système d’une extrême souplesse en situation de changement permanent. Comment l’homme supportera-t-il ces changements et les agressions qui, nécessairement, en résulteront ? »

Nous y sommes. La population mondiale augmente de plus en plus vite. Serons-nous bientôt trop nombreux sur terre ? Ce questionnement est aussi au cœur de La décroissance heureuse de Maurizio Pallante, dont j’ai parlé ici. Zoë Lucider, sous son Arbre à Palabres, y revient souvent avec des chroniques éclairantes comme celle-ci : « Osons rester humain. Les impasses de la toute-puissance. »

Comment faire le tour d’un tel sujet en quelques lignes ? Là n’est pas mon propos. Ce billet veut simplement relayer et diffuser plus largement l’appel à la réflexion et au changement que mon parrain détaille sur son site « Propos d’un octogénaire », sous-titré « Les motivations d’exister ».

Relai de l'appel du professeur de Duve pour sauver la planète
(Propos d’un octogénaire, 12/2/2015).

Bien qu’incroyant, il estime que le pape devrait user de son autorité morale pour appeler à la limitation des naissances, il le lui a écrit, comme à d’autres responsables spirituels ou civils. Le pape François, en précisant que l’accueil de la vie ne devait tout de même pas conduire à se reproduire comme des lapins, en rédigeant « Laudato si », une encyclique sur l’avenir de notre planète, va un peu dans le sens espéré.

Pour conclure, si le cours du monde actuel génère beaucoup d’angoisse, il n’oblige cependant pas au pessimisme total. L’optimisme consiste à croire en un « sursaut » de l’humanité pour échapper à sa destruction, en l’intelligence des hommes pour relever les défis, imaginer et réaliser des solutions durables et vivables. Mais il y faut aussi cette valeur essentielle sur laquelle, comme de Duve, mon parrain insiste : la solidarité entre êtres humains.

***

Malheureusement, un problème technique empêche actuellement tout échange sur le blog "Propos d'un octogénaire". 
Mon parrain vous prie de l'en excuser et vous répondra dès que possible. Merci pour votre compréhension(1/9/2015)

Bonne nouvelle, les commentaires passent à nouveau. (2/9/2015)

 

25/08/2015

Art déco

Avenue Cambier (49).JPGMerci encore au propriétaire de cette belle maison art déco, qui nous a invités à y entrer. Il l’a rénovée avec un grand respect de son caractère, la façade rendue à sa beauté d’origine en préservant les châssis. Des grilles doivent encore être remises en place. Les moulures ont été conservées à l’intérieur, les cheminées en marbre aussi, avec l’un ou l’autre aménagement. Certains parquets ont dû être remplacés.

Avenue Cambier (52).JPGLa modernisation de la façade arrière a permis une meilleure isolation de la maison, aussi par la toiture qui s’ouvre à présent sur une terrasse spacieuse en intérieur d’îlot. Du côté de l’avenue Cambier, les fenêtres ornées de vitraux donnent sur le parc Josaphat – jolie vue !

24/08/2015

Avenue Cambier

Rendez-vous était donné par PatriS à l’angle de la place Meiser d’où part l’avenue Cambier, une autre belle artère de Schaerbeek. On y va ? Avant la promenade, Cécile Dubois a présenté la place, si encombrée aux heures de pointe, si calme en ce week-end du 15 août. Elle s’est appelée Cambier comme l’avenue puis a pris le nom d’un héros de 1914-18, Jean-Baptiste Meiser. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Place Meiser (à l'arrière-plan, la tour Reyers)

D’un côté de la place, des constructions basses, de l’autre, de hauts immeubles. Le coût de la construction a augmenté après la première guerre. Le succès des appartements, moins chers, a conduit à promulguer en 1924 la loi sur la copropriété : avant, les immeubles « de rapport » à trois ou quatre niveaux, sans ascenseur, n’accueillaient que des locataires – le propriétaire habitait ailleurs –, après, on va quasi doubler la hauteur des immeubles conçus cette fois pour une clientèle bourgeoise. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Immeuble "moderniste" (1935) au 14, place Meiser

Celle-ci apprécie dorénavant de vivre à l’horizontale avec tout le confort : ascenseur, réceptions, espaces privés, services, chambre de bonne – un habitat considéré comme plus moderne et plus économique. Les domestiques peuvent servir plusieurs propriétaires, un seul concierge veille sur tous. (Aujourd’hui, une conciergerie signifie plus de charges communes et on recherche souvent de petits immeubles sans concierge.) 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
L'avenue Cambier, vue de la place Meiser

Il nous a fallu un moment pour repérer sur la place les immeubles « jumeaux » construits dans les années ‘30 par l’architecte Schaepherders : des façades similaires, une alternance de briques rouges et d’enduit blanc, des terrasses symétriques séparées par une colonne (photo 1). Plus près, entre les avenues Rogier et Cambier, un immeuble blanc tout en rondeurs (photo 2) paraît plus « moderniste ».  

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Dans un ensemble de douze villas de style cottage (1922-1923), architecte Prosper de Meyst

Le plan d’origine prévoyait que le parc Josaphat s’étende jusqu’à la place, mais il s’est arrêté à la ligne de chemin de fer au-dessus de laquelle passe l’avenue Cambier. En 1914, Schaerbeek obtient une dérogation pour y vendre des terrains pour villas, dans une avenue arborée, avec des jardinets à l’avant. Les grilles de jardinets pourront être remplacées par des haies. La première villa construite est aujourd’hui un restaurant. (Pour ceux que le passé du quartier intéresse, deux sites à consulter : celui de Bruciel, des vues aériennes de Bruxelles à différentes époques, et celui de l’Inventaire du patrimoine architectural.) 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Avenue Cambier 30 (photo 2013) © MRBC-DMS

Nous marchons à la découverte de maisons souvent groupées par deux ou trois, de style pittoresque ou art déco ou encore « normand » avec des colombages (souvent faux). Beaucoup ont été construites entre les deux guerres. Les entrées sont soignées. Au numéro 30 (ci-dessus), la tourelle d’angle « sous terrasse à parapet à amortissements en boule » cache une entrée latérale, prisée pour les villas à trois façades. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Villa à trois façades conçue par et pour l'architecte G. Hano, 1922.

Celle de l’architecte G. Hano est très différente, d’inspiration « beaux-arts », avec une entrée monumentale où trône un hibou de pierre et un mascaron à la clé de voûte. De maison en maison, la guide nous fait observer des détails, comme ces bas-reliefs sur celle du sculpteur G. Vandevoorde, à qui on doit le monument aux martyrs de la place des Carabiniers, près de la RTBF. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Villa à trois façades conçue par l'architecte J. Van den Hende pour l'entrepreneur Robert Martiny, 1923

Chaque maison a son histoire, son style. Celle construite au 24 par un architecte gantois pour son beau-frère entrepreneur est raffinée : un enduit de simili-pierre présente de faux joints qu’on ne remarque pas au premier abord. La toiture est à corniche débordante, des « denticules » et des « chapelets de perles » ornent la façade ainsi que des feuillages en bas-relief. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture

A l’angle de la rue des Pavots, une villa très pittoresque, art déco et « cottage », donne l’occasion à la guide d’expliquer la différence entre une toiture à croupe ou à croupette – leçon de vocabulaire. Au bout de cette rue vers le boulevard, une maison habitée par Jacques Brel, de 1962 à 1965, fait face à une grosse villa à logements multiples. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
Villas jumelles, G. Leemans, 1926

Aux 101, 103 et 105 de l’avenue Cambier, on se rapproche de l’art déco dont nous verrons de belles réalisations plus loin. Mais nous jouons d’abord au jeu des comparaisons devant deux maisons de G. Leemans « en miroir », dont les façades ont évolué très différemment, l’une couverte de céramiques, l’autre d’un enduit uniforme. Cet architecte, déjà croisé avenue Demolder, aimait varier la disposition des briques pour orner les façades. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture
L'entrée d'une maison de rapport art déco joliment restaurée, au n° 105

Arrivés à la ligne de chemin de fer, nous sommes invités à entrer dans le jardin potager écologique Cambier (sur un terrain loué à Infrabel), où on peut déposer ses déchets organiques pour en faire du compost, après accord passé avec la commune. Un apiculteur, au fond, s’occupe de ses ruches. 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture

Cécile Dubois veut terminer la promenade au monument Ernest Cambier près du parc Josaphat. Mais comment ne pas s’arrêter devant la belle Parc Résidence avec ses lanternes intégrées de part et d’autre de l’entrée ? Comment ignorer la sympathique invitation d’un jeune propriétaire qui vient de rénover une maison art déco dans les règles de l’art ? 

avenue cambier,schaerbeek,place meiser,architecture,xxe siècle,bruxelles,urbanisme,patrimoine,patris,visite guidée,promenade,estivales 2015,monument,art déco,culture

La balade s’achèvera donc devant le monument au major Ernest Cambier (1844-1909), son visage en médaillon sur le socle. Au service de l’Association internationale africaine contre l’esclavage, il a œuvré à la fondation de Karema et à la construction du chemin de fer au Congo. Les feuillages du parc Josaphat encadrent joliment ce monument dû à Claus Cito (1920).