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16/04/2016

A vos claviers 8

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Piet Van der Ouderaa (1841-1915)

Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

 

14/04/2016

A vos claviers 7

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Louise Héger (1842 – 1933)

Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

12/04/2016

A vos claviers 6

6 Robbe Louis.jpg
Louis Robbe (1806-1887)

Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

11/04/2016

A vos claviers 5

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Franz Van Holder (1881-1919)

Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

 

09/04/2016

A vos claviers 4

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Juliette Wytsman (1866-1925)

Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

 

07/04/2016

A vos claviers 3

3 Arthur Navez (1881-1931).jpg
Arthur Navez (1881-1931)

 Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

05/04/2016

A vos claviers 2

2 Alexandre Debrus (1843-1905).jpg
Alexandre Debrus (1843-1905)

 Si cette toile vous inspire, n’hésitez pas :
à vos claviers pour lui donner un titre, raconter ou commenter.

04/04/2016

A vos claviers 1

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Albert Droesbeke (1896-1929)

A l’ombre des peintres belges célèbres, combien d’artistes méconnus ? On les découvre ou redécouvre parfois longtemps après leur mort, à l’occasion d’une rétrospective ou d’une exposition thématique. Leurs tableaux continuent à rayonner chez ceux qui ont cru en eux de leur vivant, à circuler parmi leurs proches, dans leur famille, ou bien échouent dans une vente aux enchères pour revivre ensuite chez un amateur d’art.

Au fil des ans, des catalogues feuilletés sur la Toile, je me suis constitué une galerie virtuelle. J’ai choisi pour cette série « en vacances » des peintures non contemporaines (comme la plupart des illustrations sur ce blog) parce quelles sont libres de droits (il y a plus de 70 ans que ces peintres se sont éteints) et vous verrez que j’ai opté pour la variété plutôt que pour un thème.

Si l’une ou l’autre toile de ces petits maîtres vous inspire, n’hésitez pas : à vos claviers pour lui donner un titre, en raconter l’histoire ou la commenter. En vos mots, comme dirait Lali.

 

Je vous lirai avec plaisir à mon retour du Midi, où je vais faire le plein de couleurs, de lumière et de parfums. Prenez bien soin de vous.

Tania

29/03/2016

Conversations

« Shawn connaît Shudi depuis l’âge de cinq ans et a vécu de près la tragédie du suicide de son père. Le père de Shudi s’appelait Wang. Pour protéger ses enfants, la mère de Shudi a décidé de leur donner son nom de famille à elle, Li.

joris,lieve,sur les ailes du dragon,voyages entre l'afrique et la chine,récit,littérature néerlandaise,belgique,commerce,échanges,rencontres,afrique,chine,culture« Il vous est arrivé de parler de la mort de son père, plus tard ?
– Non, non, il n’aime pas en parler.
– C’est la première chose qu’il m’a racontée quand nous nous sommes rencontrés.
– C’est parce que vous avez des conversations de train.
– Pardon ?
– C’est une expression qu’un journaliste a employée un jour. Il engageait la conversation avec des inconnus dans un train et pas une seule fois on ne l’a envoyé paître parce que les gens partaient du principe qu’ils ne le reverraient jamais. »

C’est ce que je fais : mener des conversations de train. Sauf que, parfois, elles durent des années. »

Lieve Joris, Sur les ailes du dragon. Voyages entre l'Afrique et la Chine

Lieve Joris avec Li Shudi, qui a vécu des années en Afrique du Sud © Lieve Joris (Source BibliObs)

28/03/2016

Afrique-Chine

Sur les ailes du dragon : sous ce titre, Lieve Joris raconte ses « voyages entre l’Afrique et la Chine » (récit traduit du néerlandais par Arlette Ounanian). Ecrivaine-voyageuse belge, « la Congolaise » comme l’appellent certains, s’intéresse au commerce de plus en plus développé entre les Africains et les Chinois. Comme dans La chanteuse de Zanzibar, elle cherche surtout les rencontres, le contact avec les gens.

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Elle se trouve d’abord dans le vieux centre de Dubaï : sur les étagères des frères Duseja, grossistes, des marchandises lui sont familières – « j’ai vu les mêmes en Afrique ». Les Duseja y ont déjà de nombreux représentants : « Nous ne faisons que livrer, me dit Vishal. Après, c’est à eux de se débrouiller. On n’apprend pas aux Romains à faire du commerce à Rome. »

C’est à Kisangani, où elle habitait en 2000, ville alors aux mains des rebelles congolais et de leurs alliés, que Lieve Joris a fait connaissance avec ces Indiens dont la simple échoppe dans le centre était « un poste d’observation, un endroit d’où ils étudiaient le marché ». A cause de la guerre qui a coupé l’est du Congo de la capitale, c’est à Dubaï que les commerçants ont pris l’habitude de se ravitailler.

Elle accompagne Albert, un pasteur congolais qui travaille avec eux, dans sa tournée des magasins : objets de commande, costumes et chaussures bon marché… On observe les clients, on les écoute, on récolte des informations. Les commerçants africains commencent à se détourner de Dubaï pour se fournir en Chine où l’offre est plus variée. Mais à Guangzhou (Canton), on ne vend que des produits chinois et c’est plus risqué, on a parfois de mauvaises surprises à l’ouverture du conteneur.

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Lieve Joris loge chez une Burundaise qui travaille dans le commerce de l’or et des diamants – partager l’appartement permet de diminuer ses frais. Mais c’est Anne, une sympathique Congolaise rencontrée à la boutique indienne et qu’elle suit chez ses fournisseurs, qui lui en apprend le plus sur le marchandage, la façon d’obtenir gain de cause chez une Chinoise qui ne lui a pas fourni la bonne marchandise la dernière fois. 

Après Dubaï, nous suivrons Lieve Joris en Chine (Guangzhou, Beijing, Shanghaï, Jinhua) puis en Afrique du Sud et au Congo. Dix étapes pour découvrir les mouvements commerciaux entre Afrique et Chine. Toujours de manière très concrète : comment on remplit un conteneur, comment on reproduit des tee-shirts, comment l’élite congolaise s’approvisionne à Shundi, « la ville des meubles »…

Chaque fois, c’est à travers des rencontres que nous apprenons peu à peu ce que les Africains pensent des Chinois, les Chinois des Africains, et comment ils vont les uns chez les autres. A Guangzhou, elle rencontre un Malien dans un magasin : Cheikhna cherche un ordinateur pour sa fille, ils font connaissance et elle découvre comment il se fournit et négocie en Chine pour son commerce de vêtements en Afrique.

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Lieve Joris avec Cheikhna, un Malien qui vit à Brazzaville, mais qu'elle a rencontré à Guangzhou © Lieve Joris (Source BibliObs)

Si les Européens se méfient des avancées chinoises en Afrique, les Africains eux-mêmes connaissent les préjugés des Chinois à leur égard. Beaucoup d’ignorance et de clichés subsistent de part et d’autre : un jeune Africain s’étonne en arrivant en Chine de ne pas y trouver de « Chinois volants » comme au cinéma, des Chinois s’étonnent que tous les Africains ne soient pas « petits, pauvres et sales ».

Avec une enseignante à Peking University, Lieve Joris participe à un voyage universitaire. A Jinhua, où se trouve l’Institut d’études africaines, elle fait la connaissance d’un grand Chinois, un professeur qui parle à peine l’anglais, Shudi, un amateur d’art parti travailler en Afrique du Sud, marqué par le suicide de son père humilié et battu pendant la Révolution culturelle. Grâce à Shudi, à ses amis, elle va se rapprocher encore de la complexité des relations entre Afrique et Asie.

Shudi, elle s’en rend compte, aime l’Afrique du Sud comme elle aime le Congo. Quand il y retourne avec sa femme, elle les suit. A cinquante-sept ans, Shudi lui envie son indépendance et rêve de la retraite, « d’être libre, voyager, peindre ». Lieve Joris découvre où ils ont travaillé, comment ils se sont lancés dans le commerce en vendant des montres au bord de la route. La plupart des amis du couple se sont enrichis ; Shudi a privilégié la richesse du cœur, le partage, il tient un blog sous le pseudonyme de « Da Li »  le grand Li »). Beaucoup de Chinois aisés quittent leur pays, trop pollué.

Lieve Joris ne juge ni les uns ni les autres, mais les choses sont dites, montrées, racontées, sans complaisance. Sur les ailes du dragon est moins un récit de voyages qu’une approche des êtres humains là où ils vivent. Une approche des comportements sociaux et des échanges économiques entre deux continents très différents au XXIe siècle. « La mondialisation comme vous ne l’avez jamais lue. » (L’Express)