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26/03/2016

Vertu du roman

binet,laurent,la septième fonction du langage,roman,policier,littérature française,parodie,uchronie,enquête policière,barthes,linguistique,sémiologie,langage,culture« Cette histoire possède un point aveugle qui est aussi un point de départ : le déjeuner de Barthes avec Mitterand. C’est la grande scène qui n’aura pas lieu. Mais elle a eu lieu pourtant… Jacques Bayard et Simon Herzog ne sauront jamais, n’ont jamais su ce qui s’était passé ce jour-là, ce qui s’était dit. A peine pourront-ils accéder à la liste des invités. Mais moi, je peux, peut-être… Après tout, tout est affaire de méthode, et je sais comment procéder : interroger les témoins, recouper, écarter les témoignages fragiles, confronter les souvenirs tendancieux avec la réalité de l’Histoire. Et puis, au besoin… Vous savez bien. Il y a quelque chose à faire avec ce jour-là. Le 25 février 1980 n’a pas encore tout dit. Vertu du roman : il n’est jamais trop tard. »

Laurent Binet, La septième fonction du langage

Commentaires

"vertu du roman: il n'est jamais trop tard", il me semble que là tu tiens la clé :-)

Écrit par : Adrienne | 26/03/2016

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Intrigué par ce qu’en dit Tania, j’ai téléchargé le livre sur ma tablette Kindle, ce qui m’a permis de parcourir ce prix Fnac et Interalliè. ---

Style surprenant par sa densité, son éclectisme et ses références. --- « Parcourir » ne m’a pas donné l’occasion de rire, il faut, sans doute, une lecture suivie et attentive, tellement il demande concentration et culture. ---

Écrit par : doulidelle | 26/03/2016

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@ Adrienne : La clé du temps ?

@ Doulidelle : Une lecture suivie s'impose, forcément. Ton commentaire répond à la question que je me posais sur la part des références culturelles : les situations saugrenues dans lesquelles apparaissent les personnages portant des noms propres célèbres surprennent d'autant plus qu'on les associe aux personnalités ainsi moquées. Mais le succès du roman montre qu'il plaît au-delà du public à forte culture littéraire, en France en tout cas.

Écrit par : Tania | 26/03/2016

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Décidément, Tania, il va falloir que je me dégage un peu plus de temps...

Écrit par : Danièle | 27/03/2016

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Si je comprends bien, le fond de l’ouvrage, mais pas l’essentiel qui reste délassant pour attirer le lecteur « cultivé » », est centré sur la sémiologie, (du grec sémeion « signe ») applicable à la "linguistique, se rattachant à un domaine bien défini dans l’ensemble des faits humains, elle serait l’une des inventions capitales de l’histoire de l’humanité et un des outils essentiels jamais forgés par l’homme" soit "l’étude des procédés de communication, c’est-à-dire, des moyens utilisés pour influencer autrui … "

Faut-il comprendre que le travail de l’auteur a pour fond une démonstration de l’importance primordiale et historique de la combinaison des signes dans l'évolution de l'intelligence humaine.--- C'est ainsi qu'il "s’amuse" à trahir celle-ci dans la vérité rédactionnelle du fond des œuvres de grands auteurs. ---

Écrit par : doulidelle | 27/03/2016

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@ Danièle : Surtout qu'une fois commencé, le roman ne se lâche plus.

@ Doulidelle : Oui, cette science des signes va nourrir la trame principale du récit : une enquête policière, des péripéties, des fausses pistes, la description de différents milieux... Une autre critique du livre sur http://www.tdg.ch/culture/laurent-binet-semiologie-version-polar/story/25544375 (à ne pas lire si l'on ne veut pas voir l'histoire trop dévoilée).

Écrit par : Tania | 28/03/2016

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